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Patate douce

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Nom biologique : Ipomoea batatas. 

Famille : convolvulacées.

Indice glycémique : 70

 

 

 

 

 

Description morphologique 

C'est une plante vivace à tiges rampantes pouvant atteindre plusieurs mètres de long.

Les feuilles alternes sont entières, au pétiole relativement long et au limbe de forme variable à bord sinué ou denté ou bien lobées, formant cinq à sept lobes aigus, à nervation palmée. 

Les fleurs à corolle soudée, de couleur violette ou blanche, sont très semblables à celles du liseron qui appartient à la même famille. Elles apparaissent à l'aisselle des feuilles, isolées ou groupées en cymes de quelques fleurs.

Le fruit, dont la saveur sucrée et la texture farineuse rappellent un peu celles de la châtaigne, a une forme de tubercule plus ou moins allongée, voire arrondie, à la peau fine. Selon la variété, la couleur de la peau est beige, brune, jaune, orange, rouge, violette. La chair du tubercule varie également : blanc, beige, jaune, orange, rouge, rose, violette. Presque toutes les combinaisons de peau et de chair peuvent se rencontrer.

Les tubercules avec la chair blanche ou jaune pâle sont moins sucrés et ont un taux d'humidité inférieur à ceux qui sont rouges, roses et oranges. 

 

Habitat et répartition 

La patate douce est cultivée en Inde depuis longtemps, probablement avant le xvie siècle. Mais, bien que cette plante soit inconnue à l'état sauvage, elle est plus vraisemblablement d’origine sud-américaine. Elle se serait diversifiée à partir de deux zones, un centre principal entre le Yucatan et l'embouchure de l'Orénoque au Venezuela et un secondaire entre le Pérou et l'Équateur. Des études archéologiques au Pérou indiquent qu'elle y était connue, mais peut-être pas encore cultivée, vers 8000 avant notre ère.

Après la conquête des Amériques, sa diffusion fut accélérée dans le monde entier par les Espagnols et les Portugais.

Depuis la Polynésie, elle s'est répandue en Asie du Sud-Est. Elle était connue en Chine vers le xive siècle de notre ère, où elle était arrivée par les Philippines.

La patate douce s’adapte  aux climats arides et aux sols pauvres. Elle préfère néanmoins des sols profonds, bien irrigués et riches en humus. Elle est cultivée idéalement dans les zones tropicaux  car elle est exigeante en eau et n’aime pas le froid (sa végétation ne démarre qu’au-dessus de 15 °C et elle se développe idéalement autour de 25 °C). 

 

Principes actifs

Les feuilles

Les feuilles de patate douce sont peu caloriques, plus riches en protéines (environ 3 %) , bêta-carotène, vitamine B2, calcium, phosphore, fer et vitamine C que l’épinard. Elles sont riches en fibres et en composés phénoliques, elles renferment également des anthocyanines.

La FAO classe les feuilles de la patate douce comme un des dix principaux légumes antioxydants d’Asie.

 

La patate douce contient :

- Bêta-carotène

Les caroténoïdes sont des composés ayant des propriétés antioxydantes, c’est-à-dire qu’ils sont capables de neutraliser les radicaux libres du corps. La patate douce contient de grandes quantités d’un de ces caroténoïdes, le bêta-carotène. Celui-ci est un précurseur de la vitamine A (c’est-à-dire que le corps le transforme en vitamine A selon ses besoins). Le bêta-carotène pourrait également améliorer certaines fonctions du système immunitaire. De plus, ces caroténoïdes sont également étudiés dans les domaines de la dégénérescence maculaire, cataracte, maladies cardiovasculaires et certains types de cancer tels que poumon, cavité buccale, pharynx et col de l’utérus.

La biodisponibilité du bêta-carotène de la patate douce orangée serait beaucoup plus grande lorsque le légume est cuit.

-Fibres

La patate douce contient près de 6g de fibres par portion. Les fibres ont différents rôles à jouer au niveau physiologique y compris la régularisation de la fonction gastro-intestinale, la diminution des taux de cholestérol ainsi que la gestion de la glycémie (taux de sucre dans le sang). Elles contribuent également au sentiment de satiété ce qui peut aider à la gestion du poids en diminuant l’apport énergétique.

-Anthocyanines
La pelure de la patate douce pourpre contient plus d’anthocyanines que la chair elle-même. Par ailleurs, plus la couleur de la chair de cette patate est foncée, plus elle contient d’anthocyanines.

Les anthocyanines font partie de la famille des flavonoïdes et sont reconnues pour leurs multiples propriétés anticancereuses, anti-inflammatoires, et antioxydantes. Les anthocyanines de la patate douce pourpre ont démontré une activité antioxydante in vitro supérieure à celle de la vitamine C, ainsi qu’à celle des anthocyanines de la pelure de raisin, du chou rouge, de la baie de sureau et du maïs pourpre.

Le pouvoir antioxydant des anthocyanines provenant de la patate douce pourpre jouerait un grand rôle dans les effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire et sur le foie. De même, les anthocyanines pourraient être utiles dans la prévention du diabète. Ces composés inhiberaient un enzyme qui influence en partie l’élévation de la glycémie survenant après la digestion de glucides.

Enfin, les anthocyanines contribueraient à l’amélioration des fonctions cognitives en réduisant l’inflammation et le stress oxydatif dans leur cerveau.

-Composés phénoliques

Les composés phénoliques possèdent une activité antioxydante pouvant jouer un rôle protecteur dans l’incidence de plusieurs maladies cardiovasculaires et dégénératives. La purée de patate douce, qu’elle soit faite à partir du légume entier ou pelé, contiendrait autant de composés phénoliques et aurait une activité antioxydante similaire.

- Protéines

- Protéine inhibitrice de la trypsine

La protéine inhibitrice de la trypsine, contenue dans la patate douce, a démontré un effet antioxydant in vitro qui pourrait être bénéfique pour la santé,. Cette substance pourrait être utile en prévention du cancer, plus particulièrement dans le cas de la leucémie.

-Arabinogalactane

Cette protéine, retrouvée dans la patate douce blanche, participerait en partie aux vertus antidiabétiques du légume.

 

Valeur nutritive pour 100 g 

- Apport énergétique : Joules : 440 kJ
                                    : Calories: 105 kcal

- Eau : 72,8 g
- Lipides : 0,1 g 
- Sodium : 55 mg 
- Glucides : 20 g 
- Fibres alimentaires : 3 g 
- Sucres : 4,2 g 
- Protéines : 1,6 g

Vitamines
- Vitamine A : 14 187 IU

- Vitamine C : 2,4 mg

- Vitamine B2

- Vitamine B3 : 0,56 mg

- Vitamine B5

- Vitamine B6: 0,2 mg

Minéraux et oligo-éléments

Calcium : 30 mg

Fer : 0,76 mg

Magnésium : 25 mg
Potassium : 373 mg 

Phosphore: 47 mg
Zinc : 0,25 mg

De même la patate douce est une excellente source de Cuivre et de Manganèse

 

Patate douce cuite au four, pelée après la cuisson, 175 g 

Protéines : 3,5 g

Glucides : 35,9 g

Lipides : 0,3 g

Fibres alimentaires : 5,8 g 

 

Patate douce sans pelure, bouillie en purée, ½ tasse (125 ml)/175 g

Calories : 134
Protéines : 2,4 g
Glucides : 30,7 g
Lipides : 0,2 g

 

Propriétés 

- Anti-oxydante

- Anticancéreuse (cancer de prostate, cancer de la vésicule biliaire, cancer du sein, cancer du rein,  cancer du poumon),

- Effet cardioprotecteur,

- Action positive sur l’oxydation du cholestérol LDL,

- Effet hépato-protecteur,

- Anti-diabétique,

- Protège et fortifie le système immunitaire en augmentant la prolifération des lymphocytes et leur fonction phagocytaire,

- Fortifie la mémoire

- Nutritive (bé, femme enceinte et allaitante),

- Participe à la formation de l'hémoglobine et à la réparation des tissus (Vitamine B6 et cuivre).

 

Indications 

-Athérosclérose, maladies cardiovasculaires,

- Diabète,

- Cancers (cancer de prostate, cancer de la vésicule biliaire, cancer du sein, cancer du rein,  cancer du poumon),leucémie,

- Anémie,

- Troubles cognitifs (troubles de la mémoire),

- Femme allaitante, bébé

- Dégénérescence maculaire.

 

Préparation et médication  

A noter : Choisir des patates douces de couleur foncée, les consommer avec leur pelure et goûter aux feuilles permet d’ajouter facilement des composés antioxydants à son alimentation. Aussi, les variétés à chair orangée ont une forte teneur en bêta-carotène.
Les feuilles de la plante sont propres à la consommation. Elles se consomment à la manière des épinards, contrairement à celles de la pomme de terre qui sont toxiques. Elles sont légèrement mucilagineuses et très fondantes tout en ayant quand même un léger croquant.

Les jeunes feuilles et les pousses servent de condiments. On prépare les jeunes feuilles et les pointes en les faisant rapidement bouillir dans une petite quantité d'eau. Servies ou préparées avec un corps gras (lait de coco, huile d’olive), de même, elles se marient bien aux soupes et constituent un aliment excellent pour les nourrissons, les femmes enceintes et les mères qui allaitent leur enfant.

 

 

 

 

 

 

 


Sources :

Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2010.

CIQUAL 2016 

 

 

 

 

 



22/08/2017
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